Il y a trois ans exactement, durant ma dernière année de lycée en France, je me suis retrouvée face à un vide. Pour la première fois de ma vie, je devais décider de mon avenir. Plus rien ne m’était imposé, je devais tracer seule mon chemin et tenter de me faire une place dans le monde. Lourde tâche lorsqu’on a dix-sept ans et aucune idée concrète de son avenir.
J’ai alors parcouru les journaux et été dans les salons consacrés aux études universitaires. Ces derniers, en nous montrant la multitude de voies à prendre, nous donnent une idée de toutes les tournures aussi différentes qu’elles soient, que pourraient prendre nos vies. J'ai rencontré une personne de l'Université de Montréal qui m'avait alors parlé en détails du programme dans lequel je suis actuellement. Je pense que cette rencontre a joué un rôle important dans mon choix.
Effectivement, après des semaines de réflexion, j’ai arrêté mon choix sur le baccalauréat en études internationales à l’Université de Montréal, car il pouvait m’apporter une grande ouverture sur le monde, des connaissances générales, mais aussi la possibilité de me spécialiser après avoir passer en revues les principales matières qui pouvaient potentiellement m’intéresser ( droit, politique, économie, écologie).
En décembre, j’ai consacré quelques journées des vacances de Noël à mettre sur pied mon dossier. Comme si tout mon avenir en dépendait, j’ai dû écrire une dizaine de fois ma lettre de motivation pour en être vraiment satisfaite. Peser chaque mot, être certaine du sens que je leur attribue, ce n’est pas la chose la plus divertissante à faire! J’ai ensuite dû remplir le dossier d’inscription en ligne, sur Internet, mais aussi envoyer les pièces demandées par la poste. Pendant quelque temps, je suis restée en suspens, essayant de trouver d’autres possibilités si mon premier choix ne marchait pas. Mais, au mois de février, une lourde enveloppe de l’Université de Montréal me fut envoyée. J’étais prise dans leur programme.
Après la joie et l’excitation, il faut néanmoins se rendre à l’évidence qu’il reste une multitude de tâches administratives à effectuer. Comme j’avais entre temps refait mon passeport qui est nécessaire pour la suite, j’ai pu remplir le dossier du CAQ (certificat d’acceptation du Québec) assez rapidement et l’envoyer à l'ambassade du Canada. Mais les choses se sont un peu compliquées quand je me suis aperçue que mon dossier avait décidé que le Canada ne lui suffisait pas, il préférait découvrir le monde. Il s’est donc perdu! J’ai dû alors en reconstituer un autre puis tout renvoyer.
Je me permets alors de vous donner un précieux conseil : même si vous êtes fatigués et pressés d’en finir au plus vite avec les papiers administratifs, photocopiez TOUT au moins trois fois!
Une fois que ce deuxième dossier, plus raisonnable, s’est rendu à bon port, j’ai attendu quelques semaines puis obtenu en juin l’acceptation qu’il faut montrer à l’ambassade en France. Vers la moitié du mois de juin, j’ai donc enfin obtenu mon permis d’études pour trois ans pour étudier au Canada! Les autres étapes qui suivent comme faire les valises ou s’arracher les cheveux devant tout ce qu’on veut emporter et le peu de place qu’il nous reste est minime comparativement à la constitution du dossier.
Mais, je rassure tous ceux qui ont le rêve de venir ici : avec un minimum d’organisation, de patience et de rigueur ; c’est dans la poche!
Salut :)
Je suis en train d'envoyer une demande à l'Université de Montréal pour le même programme que toi. Si je suis prise, je viendrais à Montréal tout de suite après mon bac. Comme toi aussi tu es partie si tôt, je voulais savoir, si c'est pas trop dur de partir quand on est si jeune, ou si on oublie vite les difficultés en arrivant là-bas. Et j'aimerais aussi en savoir plus sur ce programme, puisque tu es en plein dedans! C'est vraiment si généraliste? Comment on fait pour traiter autant de sujet en seulement 3ans!
Merci :)
Fréd.
Écrit par : MANIJEAN lISA le 9 avril, 2010 à 14:20
Je suis qu'en première mais je suis très motivée pour faire mes études à l'université de montréal et je voudrais te demander plus d'information sur la vie de là-bas et si le coût de la vie est très cher ou est ce que c'est accessible ?
Salut :) je suis en Terminal S et je réflechit à mon avenir ( un peu tard :s ) mais bon me voilà, j'aimerais faire des études à l'étrangers mais je ne sais pas où et quoi :/ On m'a déjà parlé des études à Montréal mais briévement :S J'aimerais savoir quels sont les études proposés las-bas ou pourrais-tu me donner plus d'information :)
Merci ^^ camille
Bonjour Marion ! je me permet de te contacter, je suis francaise et intéréssée par le bachelor études internationales á UdeM pour la rentrée prochaine. Peut etre pourrais tu me donner quelques conseils et j'ai aussi beaucoup de question! tu as mon adresse mail. J'espere au plus vite.
Les feuilles tapissent déjà le sol montréalais, la neige les remplacera bientôt. Le temps passe très vite ici, je me couche le lundi soir et me réveille le dimanche matin en un éclair. C’est déjà le moment d’envoyer des dossiers pour l’an prochain, on met tout en place pour réaliser ses rêves mais on n’écarte pas la possibilité d’être déçu et d’avoir recours à d’autres alternatives. Ne pas savoir ou on va être ni ce qu’on va faire dans six mois peut être angoissant ou excitant. Mais, malgré les aiguilles de l’horloge qui tournent trop vite et les saisons qui défilent à un rythme accéléré, il faut essayer de s’accrocher à des moments, suspendus dans le temps et l’espace pour ne pas oublier notre bonheur.
Un matin, je me suis réveillée avec l’envie irrésistible de partir de Montréal, juste une journée, pour m’évader dans la nature, ne plus penser à l’avenir, juste exister au moment présent sans se préoccuper des échéances qui rythment nos vies.
Alors, j’ai motivé quelques amis, toujours prêts à partir à l’improviste, et nous avons pris le bus pour Mont Tremblant. Certains se diront que ce n’est pas une grande aventure. C’est vrai, mais à peine étions-nous à une heure et demie de Montréal que les paysages étaient complètement différents. Et je me suis sentie très loin. Nous avons marché toute la journée dans la montagne, émerveillés par la nature et les couleurs d’automne. En tête à tête avec moi-même, dans la quiétude de la foret, je me suis rendue compte qu’à force d’être toujours préoccupé par les projets, des soucis, on oublie parfois l’essentiel et on perd notre curiosité pour le spectacle du monde. Cela faisait si longtemps que je ne m’étais pas arrêtée pour écouter une foret, sentir les feuilles crisser sous mes pas, marcher dans la boue, observer les différents arbres. Épuisée dans le bus du retour, je me suis sentie apaisée comme je ne l’avais pas été depuis longtemps, et heureuse.
Écrit par : Marion Bonhomme le 15 novembre, 2009 à 01:27
Bonjour!
Mon programme d'études s'appelle Études Internationales, c'est un programme multidisciplinaire orienté sur ce qu'il se passe à l'international. La première année, les cours se concentrent en histoire, droit, économie, écologie. politique pour voir plusieurs matières et faire le choix de la spécialisation en deuxième année. C'est très intéressant au niveau de la culture générale mais aussi pour mieux comprendre les enjeux comme la mondialisation, le développement durable....
Écrit par : Allison le 20 février, 2010 à 20:41
Salut !
Je suis en terminale actuellement, et j'ai envoyé mon dossier pour intégrer un bac en science politique à l'udm... Si ce n'est pas trop indiscret quelles étaient tes notes en term ?
:)
« Il faut regarder toute la vie avec des yeux d’enfant. » (Henri Matisse)
28 septembre, 2009 à 04:45
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Cette semaine, j’ai réalisé à quel point j’avais la chance d’être aux côtés de gens fascinants et inspirants.
En effet, jeudi, je suis allée voir le premier spectacle de théâtre mis en scène par un ami. La durée, de trois heures, fut tout d’abord un frein, mais j’ai décidé de surmonter cet obstacle mineur pour montrer mon soutien à mon ami. À la fin du show, je suis restée un moment à regarder la scène, le décor encore en place, et j’ai senti une grande fierté. J’étais fière de pouvoir compter ce metteur en scène parmi mes amis. Même si la réalisation du projet lui a pris du temps, s’il a rencontré différents obstacles, il n’a pas perdu espoir et a réalisé son rêve. En faisant partie de la troupe de théâtre de l’Université, j’ai eu l’opportunité de rencontrer des gens avec des rêves plein la tête, des gens qui regardent toute la vie avec des yeux d’enfant.
Des personnes inspirées qui pensent que rien n’est impossible.
Durant cette fin de semaine, les auditions pour de la troupe cette année ont eu lieu. Elles m’ont permis de réaliser à quel point rien n’est jamais acquis dans le milieu du théâtre. Cet univers nous donne aussi une bonne leçon de vie et d’humilité, car nous sommes nécessaires, mais pas irremplaçables. En effet, même si nous avons déjà pu faire nos preuves, si nous avons séduit les metteurs en scène un temps, rien n’est écrit d’avance. Notre sort dans ce milieu est toujours remis en question. C’est une façon de voir la vie qui peut être excitante, palpitante, car nous ne savons jamais de ce que demain sera fait. Ces épreuves de sélection durant lesquelles nous sommes confrontés à des gens très doués peuvent faire mal au début, mais nous apprennent aussi à mûrir. Le plus important n’est pas le rôle joué, mais le travail en équipe avec des gens passionnés et riches humainement. Ainsi, même si ma vie sans le théâtre me semble moins folle et trop raisonnable, si j’ai l’envie irrésistible de mettre ma sensibilité au service de la communauté grâce à cet art, rien n’est gagné.
Ce concept ne s’applique d’ailleurs pas seulement au théâtre, mais à nos vies. Je réalise que nous devons, chaque jour, nous battre pour écrire les lignes de notre histoire. Nous pouvons voir s’envoler toutes nos certitudes et nos projets, car rien n’est jamais figé. Mais c’est aux côtés de gens inspirants, ayant le même désir de réaliser quelque chose de différent, que nous pouvons avoir confiance en l’avenir
« Visez la lune et vous atterrirez parmi les étoiles »
10 septembre, 2009 à 10:55
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Le week-end précédent la rentrée, nous sommes partis dans un chalet à Val-David avec les groupes d’Oxfam de tous les campus du Québec afin de recharger nos piles, renouveler nos idées pour provoquer le changement.
Cette fin de semaine très enrichissante m’a permis de rencontrer des gens ralliés et sensibilisés à la même cause, d’échanger ensemble nos expériences et se ressourcer pour commencer l’année avec des activités innovatrices. Nous avons écouté le récit de plusieurs coopérants volontaires, participé à différents ateliers afin d’approfondir nos informations sur les campagnes en cours et consolider nos outils pour la sensibilisation sur les campus. Une slameuse et comédienne, très talentueuse, vivante et inspirante, est aussi venue nous rendre visite. Après nous avoir lu un de ses textes engagés, nous nous sommes tous improvisés grands poètes, avec son aide, sur le thème très large de l’Humanité. Cet exercice, nous obligeant à nous dévoiler, nous a appris à mieux nous connaitre.
Cette « recharge » m’a rappelé l’importance d’être tenace et de s’accrocher à une cause même si on se retrouve seul devant l’adversité. Il est vrai qu’entre nous, dans un chalet en pleine nature, c’est facile de penser pouvoir changer le monde. Mais de retour à la réalité, devant le manque de motivation et d’intérêt des gens, il est aussi facile de baisser les bras, de se dire que nos efforts n’en valent pas la peine. Alors, quand je suis fatiguée de me battre pour pouvoir faire accepter mes opinions, je repense à ces gens animés par le même désir d’améliorer le sort de notre planète, et je retrouve l’espoir. Il faut se rappeler à tout prix qu’il est impératif de croire en notre rêve, en notre vision du monde. En effet, c’est en ayant des rêves et en menant des combats que notre vie prend un sens. J’ai appris que l’essentiel est d’avoir une cause, peu importe si elle est reliée à Oxfam, mais quelque chose pour laquelle les gens veulent se battre. On ne fera peut-être pas des miracles avec nos idéaux, on sera surement las et déçus devant nos divers obstacles, mais si on vise la lune, on finira bien un jour par atterrir parmi les étoiles. Il suffit d’y croire et d’avoir la volonté et le courage d’affronter ses opinions jusqu’au bout.
Ces lignes sont fort inspirantes... Je crois aussi que l'adversité confère aux idéaux une force dont ils ne pourraient peut-être pas se prévaloir en son absence.
Merci pour cet espoir en lettres, et à bientôt!
Pourquoi la vie et les bateaux qui vont sur l’eau ont-ils des ailes? Pourquoi est-ce que les étoiles sont elles là-haut suspendues?
Avant, je pouvais poser ce genre de questions à mes parents ou mon frère sans aucune gêne ou retenue. On émet effectivement nos doutes et nos craintes sans peur d’être jugé ou d’avoir honte, car des liens indestructibles existent entre nous. On m’a toujours enseigné la grande importance des valeurs familiales. La famille est une équipe, ses membres sont les piliers de nos vies.
Mais quand on quitte cette tribu si rassurante pour un pays inconnu, on a le besoin de se créer de nouveaux repères. En effet, même si les étudiants étrangers sont généralement heureux d’étudier au Québec, ils peuvent parfois se sentir déracinés. Quand on arrive ici, il y a toute une vie à construire, mais il est nécessaire de retrouver des valeurs de solidarité auprès de personnes pour pouvoir avancer dans notre aventure.
Au mois d’octobre 2008, je suis rentrée tout à fait par hasard dans un Centre Étudiant tout près de l’Université de Montréal. J’ai découvert un lieu ou les étudiants se retrouvent pour de nombreuses activités comme la chorale, le théâtre, la peinture. Ils organisent aussi des soirées culinaires ou tout le monde met la main à la patte et se retrouvent le soir dans le salon sans raison particulière, juste pour l’envie d’être ensemble. J’ai très vite fait de ce centre ma seconde maison. C’est mon refuge ou j’échange énormément avec des gens ayant de très belles valeurs. J’ai passé des mois formidables avec eux et grandi auprès de personnes cumulant déjà une grande expérience de vie.
Ces gens sont devenus ma deuxième famille. Et même si l’an dernier je me sentais à l’aise ici ils m’ont apporté cette année du nouveau dans ma vie montréalaise.
Grâce à eux, je commence à prendre racine ici.
Le 16 mai, la boule au ventre, je me suis envolée pour trois mois. Je quitte une famille pour en retrouver une autre. De retour en France, je retrouve ma ville ou j’ai grandi et les personnes qui ont toujours fait partie de moi tout au long de mon année là-bas. Si parfois je pense un peu trop à Montréal et que la nostalgie me gagne, je me ressaisis en me disant qu’il est impératif de me ressourcer et me remplir des moments vécus ici pour avoir l’énergie de vivre mes aventures québécoises et vous les raconter dès la rentrée!
« Et si on s’accrochait aux aiguilles de l’horloge pour arrêter le temps qui passe?»
11 mai, 2009 à 16:01
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Les examens terminés, certaines personnes commencent à partir et je ne peux m’empêcher de regarder en arrière. Lorsque je fais le bilan, j’aime voir que les choses ne restent jamais figées, elles sont toujours en éternelle évolution et même si je suis très impatiente, je suis forcée de constater que le temps fait des miracles. Mais il passe aussi très vite et me rend affreusement nostalgique, des moments merveilleux défilent devant mes yeux et je ne peux rien faire pour les retenir. Peut-être, juste s’accrocher aux aiguilles de l’horloge?!
Lorsque je récapitule mes deux années passées ici, je remarque que je ne suis pas la même qu’hier, mais pas non plus celle de demain. Nos vies sont des projets en éternelle construction. On plante quelques clous, on peint nos murs, mais parfois les tableaux tombent et la peinture s’écaille. Certaines de nos faiblesses doivent être corrigées, nous ne choisissons pas toujours la meilleure solution, mais nous continuons, essayant de nous tenir droits, trouver des façades plus résistantes pour honorer l’espace vide qui se trouve à l’intérieur.
Quand je parle d’évolution, un des meilleurs exemples qui me vient à l’esprit est celui d’Oxfam-Udem. Comme je l’ai mentionné dans mon premier article, je fais partie de cette association depuis quasiment sa naissance, et contribuer à sa construction fut très important et formateur pour moi. Nous étions au début cinq étudiants, sans grande expérience, avec la seule volonté de marquer notre empreinte et changer le monde. Ce projet pouvait commencer dans un premier temps par la sensibilisation des étudiants sur des sujets comme l’accès aux services publics pour tous, la gestion de l’eau…à travers divers évènements. Nos premières activités qui consistaient entre autres, à faire porter aux étudiants des sceaux sur la tête durant tout un parcours qui s’achevait par la signature d’une pétition, ne connurent pas de grands succès. Mais ces expériences nous ont permis d’avancer, de nous remettre en question. Peu à peu, des gens, avec les mêmes idéaux et convictions se sont joints à nous. Ainsi, en créant des liens ensemble, en profitant des expériences de certaines personnes, nous avons réussi à former un groupe organisé et plus apte à aborder des sujets importants avec un contenu plus riche. En effet, désormais, l’association dispose de son coordonnateur et de différents comités. De plus, nous avons réussi cette année à attirer de nombreux étudiants à nos conférences, nos projections de documentaires et expositions photo sur le thème des réfugiés environnementaux. Il reste encore des points à améliorer, mais cet exemple prouve que nous pouvons construire de très belles choses ensemble si nous avons la force d’y croire, l’espoir et le courage.
Alors, même si le temps peut m’effrayer parfois, j’ai appris ici à apprécier ce qu’il me permet d’accomplir.
Salut,
Juste te dire que tes textes sont très beaux ! c'est très nostalgique, ça nous amène en voyage juste avec des mots c'est très beau et ça fait rêver! En tout cas continues, je te lis souvent
Bravo!
David
Accroupie dans le couloir, j’ai les mains moites, mon cœur bat la chamade. Je m’apprête pourtant à vivre un des moments qui me rend le plus heureuse dans la vie.
Dans une minute ou deux, je vais monter sur la scène, m’oublier complètement pour faire vivre quelqu’un d’autre. Je me glisse dans la peau d’un enfant autiste puis d’une femme enragée par la vie, inventée par Michel Tremblay.
Après une suspension de ses activités culturelles pendant six mois, le centre d’Essai de l’UDM a rouvert au mois de janvier. Ainsi, le week-end dernier, nous avons célébré la réouverture de la troupe de théâtre de l’Université de Montréal en présentant quatre extraits de pièces qui seront joués intégralement l’an prochain.
Le centre d’Essai est une salle de spectacle de 200 places accueillant les cinéphiles du Ciné Campus, mais aussi les groupes de musique et les productions de théâtre. C’est le point de rencontre artistique de l’UDM, l’élément clé des activités culturelles.
Mon aventure au sein de la troupe de théâtre a commencé vers la fin du mois de janvier. Après les auditions, les metteurs en scène nous ont distribué les rôles pour le spectacle du mois de mars. Cette expérience fut très intense, car avec les comédiens et metteurs en scène, nous nous rencontrions durant trois ou quatre heures deux fois par semaine, mais ce fut un réel bonheur de travailler ensemble. Complices et animés par la même passion, nous nous évadions dans notre univers. Au-delà d’un monde bien rangé, nous empruntions les destins de personnages hors du commun en puisant dans nos émotions les plus fortes.
Mais toute bonne chose a malheureusement une fin.
Après le trac inévitable, l’euphorie, l’immense bonheur de jouer, les derniers applaudissements puis les rangements de décors; le retour à la réalité s’impose.
Se retrouver désormais avec soi-même et laisser se reposer les personnages qui ont vécu en nous pendant quelques mois. Mais malgré la nostalgie qui vient s’installer, n’oublions pas que l’aventure est loin d’être finie! Toutes les pièces seront jouées intégralement à partir de septembre prochain et le Centre d’Essai reprendra son rythme de croisière nous faisant découvrir la magie des arts de la scène.
Hier, une amie m’a dit : « être venue t’installer à Montréal est l’une des meilleures choses qui te soient arrivées.»
Déjà bientôt deux ans que je vis ici et je ne suis plus la même. J’ai quitté en France la petite fille peu sûre d’elle et angoissée par l’avenir pour accueillir une personne plus forte et déterminée. Ce changement, je le dois à toutes mes rencontres et mes expériences. J’ai bien évidemment traversé quelques moments de nostalgie et de solitude, loin de ma famille et de mes amis d’enfance, mais je n’ai jamais éprouvé de regret.
Beaucoup de Québécois m’ont demandé, intrigués, pourquoi je suis venue ici, pourquoi avoir quitté Paris, la plus belle ville du monde selon certains. Inlassablement, je réponds que j’avais la soif urgente de découvrir un autre monde, de m’éloigner de mon quotidien où je me sentais de plus en plus étriquée. Voir autre chose. J’étais à la recherche du bonheur. Je n’idéalisais pas la vie ici, je ne connaissais rien du Québec, mais je suis persuadée qu’il faut parfois se mettre en « danger » dans une situation totalement inconnue pour pouvoir avancer et trouver son propre chemin.
Alors, je suis là.
J’étudie en études internationales. C’est un programme multidisciplinaire, surtout la première année, mais le panel de tous les cours offerts nous permet de choisir notre spécialisation en deuxième année.
Je me suis très vite rendu compte qu’ici, des multitudes d’opportunités s’offrent à nous tous les jours. Le fait de ne pas avoir cours toute la journée nous permet de nous consacrer et de nous intéresser à des choses nouvelles. Par exemple, depuis l’an passé, je fais partie du groupe Oxfam-Udem qui est rattaché à l’ONG Oxfam –Québec. Mon implication dans le groupe m’a permis de m’intéresser aux enjeux environnementaux et m’a donné l’envie de me battre pour sensibiliser le public universitaire, mais aussi de trouver et de proposer des solutions pour l’avenir. Vaste projet, mais l’optimisme ici me donne la force d’y croire.
Écrit par : Catherine, Norbert le 2 avril, 2009 à 17:15
Bonjour Marion, ça a l'air terriblement bien ce que tu vis au Quebec. Nous aussi, nous aimerions beaucoup continuer a avancer... c'est pour cela que nous avons décidé de venir habiter chez toi... (Nous plaisantons...) continue d'être heureuse chez nos cousins...
TA MERE et TON PERE
Bonjour Marion !
Je suis en terminale Littéraire en France et j'aimerais intégrer, l'année prochaine, l'université de Montréal en études internationales. Pourrais-tu me dire s'il y a beaucoup de demandes pour ce programme et combien il faut à peu près de moyenne pour pouvoir y rentrer... Merci d'avance ! :)
Re-Bonjour,
Comme Fréhel, j'aimerais savoir combien faut-il à peu près de moyenne pour être prise dans ce programme, et faut-il une mention au baccalauréat français?
Merci d'avance
Manon
Ce site est une initiative du sous-comité du recrutement international de la CREPUQ.
Ce projet a reçu le soutien du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport du Québec ainsi que du ministère des Relations Internationales du Québec.