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Julien
Programme : Maîtrise en science politique
Université d'accueil : Université du Québec à Montréal (UQAM)
Ville d'accueil : Montréal
Ville et pays d'origine : Lyon, France
Date d'arrivée au Québec : 11 août 2008
ARCHIVES
  Au revoir Julien!
  11 mai, 2009 à 13:58
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Après une année universitaire au Québec, Julien repart ce mois-ci pour la France. À travers son blogue, Julien nous aura fait vivre une foule d'émotions: ses premières journées, le mythique hiver québécois, le retour attendu du printemps, la fièvre du hockey, etc.

L'équipe des Études universitaires au Québec tient donc à remercier Julien d'avoir partager ses expériences et lui souhaite la meilleure des chances pour la suite des choses.

Ses billets peuvent encore être consultés.

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  Itinéraire d’une journée printanière à Montréal
  20 avril, 2009 à 09:25
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Lorsque les beaux jours reviennent à Montréal, la vie ressuscite avec eux. Comme par une étrange magie, les sourires rayonnent de nouveau sur les visages d’une population restée engloutie sous la torpeur d’un hiver interminable. Les innombrables couches de vêtements sont définitivement délaissées pour une tenue printanière plus appropriée. Avec le retour du soleil, ce sont également les restaurateurs et autres commerçants qui retrouvent de la gaîté. Les Montréalais retrouvent la joie de flâner et bavarder autour d’un ver sur les belles terrasses des pubs de la rue Saint-Denis. Quelques dizaines de degrés suffisent pour faire le bonheur d’une population qui renaît avec les premiers rayons du soleil printanier.

 

Avec le retour du soleil et de la chaleur, c’est un autre Montréal qui s’éveille. J’aimerais vous faire part de l’itinéraire d’une journée typiquement printanière. Personnellement, je débuterais celle-ci par une petite course à pied au parc Lafontaine. Que de mieux en effet pour commencer la journée, qu’un petit footing autour du lac, dans un cadre magnifique, rempli de verdure, au plein coeur du centre-ville de Montréal. Une petite heure de sport laisse place à un déjeuner bien mérité entre amis, sur la pelouse du parc, à l’ombre des arbres et des écureuils; et sous la fraîcheur du vent marin. Après une petite sieste, il est venu le temps, en ce dimanche après-midi, de rejoindre le parc Mont-Royal, où la ferveur des tamtams va nous dépayser quelque peu. Réunis en cercle au bas du parc, ils vont se laisser aller des heures durant au rythme de la musique improvisée sous le regard de centaines de spectateurs émerveillés. Étudiants, jeunes couples, familles, itinérants, tous rassemblés sur une même place où bonne humeur et pas de danse se succèdent indéfiniment. Obnubilés par les crépitements rythmés des doigts sur la toile des tamtams, on n’en oublierait presque le temps qui passe. Il est pourtant déjà 16 h, juste le temps d’aller chez Juliette et Chocolat, rue Laurier, prendre un petit brownie maison pour se couper l’appétit. Cette maison du chocolat est une véritable institution à Montréal, tous les étudiants vous le diront. Ensuite, direction le marché Jean Talon où l’on retrouve l’ambiance et l’odeur des marchés ruraux français. Produits du terroir québécois, fruits et légumes frais, bref, à Montréal aussi, on retrouve ces petits coins typiques qui nous refont penser à notre France natale. Il est maintenant 18 h, l’heure de partir pour le bar le Normand sur Mont-Royal/Papineau pour suivre le match des séries de hockey des Canadiens de Montréal contre les Bruins de Boston. Dans une ambiance survoltée où la bière coule à flot, tout le monde, femmes, hommes, enfants, tout habillés de rouge et bleu, supportent, haranguent leurs protégés. Malgré la tristesse apparente sur le visage des partisans à la suite de la nouvelle défaite des Canadiens contre l’ennemi juré, ils n’en perdent pas leur bonne humeur. Quoi de mieux, que des litres de bière, pour oublier la défaite?

La journée s’étire, il est bientôt 22 h, on se décide avant de rentrer de partir chez Patati Patata sur Saint Laurent, déguster les meilleures frites de tout Montréal. Endroit minuscule, mais au combien sympathique, Patati Patata est le lieu par excellence de nombreux Montréalais. Service rapide, serveurs jeunes et d’une grande gentillesse, excellent rapport qualité/prix, bref avec Juliette et Chocolat, mon coup de cœur de l’année. Après un bon petit repas, il nous faut maintenant rentrer, il se fait tard et la journée fut chargée. Allongé dans son lit, en repensant à cette agréable journée, on remercie le Bon Dieu, de nous avoir fait découvrir les joies de la vie montréalaise.

 
 
 
 
                            

 

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  Le hockey à Montréal : plus qu’une institution, une religion...
  8 avril, 2009 à 11:17
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Quel point commun existe-t-il entre les villes de Marseille et Montréal ? Au premier abord, tout les oppose : le pays, le climat, l’accent...et pourtant, en recherchant bien, on se rend compte que ces deux villes partagent en commun une passion, une religion : le football à Marseille et le hockey à Montréal. Pour s’en rendre compte, il suffit de se promener sur la canebière à Marseille ou sur la rue Sainte-Catherine à Montréal. En dehors du temps qu’il fera dans les prochains jours, les discussions tournent avec passion autour de l’actualité de l’Olympique de Marseille et du Canadien de Montréal. Vous désirez vous intégrer à Montréal, il va falloir commencer par aimer le hockey. Pas difficile, il suffit de regarder l’un des 3 ou 4 matchs qui passent par semaine et vous comprendrez assez rapidement les règles qui ne sont pas très compliquées par ailleurs. Avant d’arriver à Montréal, je ne pouvais pas supporter le hockey. J’étais frustré de ne pas pouvoir voir le palet (ou la rondelle en québécois) correctement à la télévision. En réalité, comme on apprend à jouer au hockey, on apprend également à regarder du hockey. Il m’aura fallu à peine deux semaines pour m’y mettre complètement et depuis l’ouverture de la saison, je ne rate aucun match. Les garçons, sportifs de surcroît, tombent assez facilement dans la fièvre du hockey. Les filles s’y intéressent de loin, mais refusent rarement d’aller voir un match du Canadien dans un bar bondé de partisans (supporters). L’ambiance est bonne, les bières coulent à flot, et les sourires rayonnent sur les visages après une belle victoire des Canadiens contre les Bruins de Boston (l’ennemi historique).

Regarder un match dans un bar avec les boys c’est bien, mais aller au Centre Bell voir un match en vrai, c’est encore mieux. Il faut vous prévenir, ça coûte plus cher que d’assister à un match de soccer au Stade Vélodrome de Marseille. Quelle que soit l’affiche, la patinoire (la plus grande d’Amérique du Nord) est souvent comble. Les places sont généralement vendues au début de la saison. Il est rare de trouver une place en dessous de 50 dollars. J’y suis allé une fois et sincèrement je ne regrette pas. L’ambiance est bonne, la visibilité, peu importe l’emplacement, est excellente. Bref, pour tous les amateurs de sports, il est indispensable d’aller voir un match du Canadien de Montréal. Si vous n’avez pas les moyens, il vous reste toujours la possibilité de vous mettre au hockey directement. Une paire de hockey, un bâton et vous voilà prêt à glisser sur les nombreuses patinoires libres et gratuites de Montréal. Tous les niveaux sont acceptés, les Québécois prennent généralement le temps de vous conseiller si vous désirez progresser, bref, tous les ingrédients sont réunis pour passer du bon temps dans une ambiance détendue et agréable au coucher du soleil montréalais.
 
 
Au moment où j’écris ce billet, il ne reste que 4 matchs dans la saison régulière. Le Canadien se bat pour une place en série et cela commence par un match ce soir contre les Sénateurs d’Ottawa. Le Canadien fête cette année le centenaire de la création du club et les attentes sont énormes. Les partisans rêvent de ramener la coupe Stanley à la maison, une victoire qui j’en suis persuadé, ne ferait qu’accentuer la ferveur d’une population montréalaise vivant plus que jamais au rythme des exploits de ses Canadiens.


GO HABS GO                                                                      

 

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  L’hiver à Montréal : entre mythe et réalité
  7 avril, 2009 à 09:59
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Montréal effraie. Montréal fait frissonner. Montréal nous glace. Peu importe le verbe ou l’adjectif que l’on veut utiliser, Montréal fait parler. Lorsque vous demandez à un Français, quelle est l’image qu’il a de Montréal, il vous répondra, après avoir énuméré toutes les idées reçues sur le Québec, le froid polaire, les -30 degrés. Pour beaucoup de Français, Montréal se résume à sa température. Pis encore, Montréal n’existerait pas en dehors de l’hiver. Quelle est donc la part de vérité et de fantasme là-dedans ? Cette question, qui n’a rien d’existentiel, mais qui perdure dans les esprits depuis des décennies, entretient dans l’imaginaire français une image mitigée de la ville de Montréal. Je ne veux pas, moi, aujourd’hui, simple étudiant en échange, ne connaissant qu’un seul hiver montréalais, trancher ce débat passionné, mais j’aimerais apporter ma propre perception. Je n’ai pas la prétention de savoir ce qu’est l’hiver montréalais (je rassure par avance mes détracteurs), mais j’ai envie d’éclaircir certains points et pourquoi pas rétablir certaines vérités.

L’hiver 2008-2009 n’est pas selon les Québécois, un hiver difficile. Il l’est d’autant moins que l’hiver précédent a été neigeux et long. On commence à ressentir les prémisses de l’hiver à la mi-novembre. Rien de très alarmant, mais comme votre corps n’est pas habitué, vous avez l’impression d’avoir extrêmement froid. À partir du mois de novembre, la température ne cesse de baisser. Les grands froids sont généralement enregistrés au mois de février, mais cette année, celui-ci a été très agréable au détriment du mois de janvier qui a été difficile. Quand je dis très difficile, il faut s’imaginer une température qui dépasse régulièrement les -20 degrés ressentis. Nous arrivons au cœur du problème. Il faut faire la distinction entre la température annoncée et la température ressentie qui prend en compte le facteur vent qui est extrêmement important et glacial à Montréal. L’hiver se prolonge généralement jusqu’au courant du mois d’avril (début ou fin avril selon les années). J’en arrive à une première conclusion : ce n’est pas tant le froid qui est dur à supporter, que la longueur de l’hiver. Des journées à -30 degrés vous en aurez une dizaine dans l’hiver, mais par contre, le thermomètre ne remontre que très rarement au-dessus de zéro degré. Je vous dirais que le plus difficile à supporter, c’est le moment du changement d’horaire au mois de novembre. Durant quelques mois, après les journées ne font que s’allonger, la nuit tombe très tôt, vers 16h-16h30.
 

Il faut bien comprendre une chose, les Québécois aiment bien effrayer les Français avec l’hiver, car ils savent que c’est là, une de nos plus grandes angoisses. Le sachant, ils en rajoutent volontiers. Les Français ne s’épargnent rien puisque ce sont eux, les premiers, à poser des questions aux Québécois sur l’hiver. Les Québécois ont l’habitude également de rire des Français puisque nous sommes réputés pour être très mal équipés en hiver. Le tout réuni, nous sommes dans un état de quasi-paranoïa par rapport à l’hiver. La question qui revient souvent est de savoir si on s’habitue au froid. Beaucoup répondent que non, mais j’aurais tendance à dire que oui. À zéro degré, on voit des gens, très peu vêtus aux terrasses. Les choses ne sont en réalité, pas si affreuses que ça. Il faut comme on dit ici, simplement bien s’habiller. Je vous dirais que le plus important est la paire de chaussures et le manteau. Un bon manteau vous évite de mettre 15 couches de vêtements, ce qui est plus pratique, notamment quand vous prenez le métro (il y fait très chaud) ou pour aller en cours. Une chose à rajouter (surtout pour les Français), les Québécois se moquent complètement du style, l’important est d’avoir chaud. Avec l’expérience, je me rends compte qu’avoir une bonne paire de chaussures pour l’hiver est primordial. Les rues sont souvent mouillées avec la fonte des neiges et gelées avec la glace. À cela, rajoutez le sel qui est mis sur les trottoirs, et vous avez tous les ingrédients pour vous démolir vos chaussures en moins de deux mois. Investir dans des chaussures, c’est autant, voire plus important, que de le faire pour une veste. À côté du froid, il y a la neige, et il est surprenant de voir comment on gère ce problème dans une grande ville. Contrairement à chez nous, notamment dans les villages montagneux, ici, on ne déneige pas, on enlève carrément la neige des routes. C’est logique, vous me direz. Cela n’en reste pas moins que c’est impressionnant, toutes les rues ont droit à leurs engins et camions qui enlèvent la neige.

Bien heureusement, l’hiver à Montréal, ce n’est pas qu’une question de température et de neige, c’est aussi l’occasion de découvrir le sport national à savoir le hockey. Beaucoup de lacs gelés sont aménagés afin d’accueillir des milliers de personnes tous les week-ends sur de magnifiques patinoires. Et puis, c’est seulement en ayant vraiment froid qu’on apprécie véritablement le printemps.
 
L’hiver à Montréal : mythe ou réalité ? Si je vous répondais un peu des deux, je ne serais pas très original, mais je crois bien que c’est la vérité. Malgré la dureté de l’hiver, force est de constater qu’une grande part de fantasme accompagne celle-ci. Les avis sont partagés et ils le resteront encore longtemps. En attendant, je vais pouvoir juger la pertinence de mon analyse en accueillant un ami de Los Angeles qui n’a pas encore connu de température au-dessous de 10 degrés... J’en profiterais pour lui poser la question, même si là, je pense pourvoir deviner sa réponse...

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  D’un univers à l’autre...
  16 mars, 2009 à 10:17
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Lundi 18 août 2008, une semaine vient de s’écouler depuis mon arrivée à l’aéroport de Montréal. Le vol d’une durée de 7 h 30 entre Lyon et Montréal m’a permis de réfléchir sur l’aventure qui m’attendait. Laissant derrière moi pour un an ma famille, mes amis, mon quotidien pour un univers forcément un peu aléatoire. Seul assis sur son siège, on pense forcément à toutes ces choses que l’on aime et que l’on abandonne pour quelque temps ou pour toujours. C’est dans ce genre de situation que l’on se découvre un peu plus, en particulier sur le plan psychologique. On appréhende de partir et de laisser derrière nous des personnes qui nous sont proches, mais en même temps, on sait que l’année qui s’annonce peut-être en tous points une réussite humaine et universitaire. Le plus dur et le plus fascinant est de voir le ressenti et la réaction des gens qui vous entourent et qui apprennent votre départ. Leur tristesse, leurs pleurs pour certains, vous plongent à votre insu dans un état de mélancolie insoupçonné. Mais une fois passé le quai d’embarquement, il n’y a plus personne pour vous aider. Vous êtes seul face à vous-même, seul face à votre propre histoire. L’histoire que vous allez écrire de manière personnelle, sans que personne vous la dicte.

En réalité, pour éviter de cogiter et de penser à tout cela, vous préférez discuter avec quelqu’un de toute autre chose. Ce fut mon cas. J’ai eu la chance durant mon vol d’être assis à côté deux Québécois qui revenaient de vacances en France. Nous avons bavardé de nos projets à venir et de nos expériences passées. J’ai eu par la même occasion une première description de ce qui allait m’attendre sur place. Confortant tout le bien que l’on m’avait dit sur le Québec et ses habitants, cette petite rencontre a fini de me rassurer (s’il le fallait encore). Une fois nos coordonnées échangées (facebook sera notre meilleur ami), nous nous sommes promis de nous revoir, moi chez eux à Québec et eux chez moi à Montréal. Nos chemins se sont séparés au contrôle des douanes à la sortie de l’avion.

Après une petite heure d’attente, me voilà projeté dans un nouveau monde. Attendant le bus nous amenant au centre-ville, je fus surpris au premier regard par la taille démesurée des voitures canadiennes. Je fis la connaissance d’un Québécois d’une soixantaine d’années du Nord du Québec qui m’évoqua la mentalité québécoise. Me donnant quelques conseils, il m’encouragea à visiter cette partie sauvage du Nord canadien. Dans le bus, j’étais assis à côté d’une femme d’une quarantaine d’années qui me parla spontanément de Montréal et de ses activités. Depuis ma sortie de l’avion, j’ai discuté à plusieurs reprises avec des Québécois. Ma conclusion est que d’une manière générale, les Québécois sont d’une gentillesse et d’une courtoisie incroyable. Ils vous parlent en toute simplicité, avec une familiarité qui vous force indirectement à vous sentir comme chez vous. Arrivé à l’auberge Alternative de Montréal, situé dans le vieux Montréal (rue Saint-Pierre, métro Square Victoria), je me suis aperçu que je n’étais pas le seul Français. Dans mon dortoir, il y avait 4 ou 5 Français comme moi qui recherchaient une collocation ou un appartement. Des liens se sont tissés et pour certains d’entre eux, une amitié est née. Elle se poursuit encore 7 mois plus tard.

Dès le lendemain, premier aperçu de Montréal de jour, visite dans la ville et découverte de mon nouvel univers. Je me suis rendu à l’accueil des étudiants internationaux de mon Université d’accueil : l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Après quelques procédures administratives, je me suis mis à la recherche d’un logement via le service régi par l’UQAM. Une base de données nous est offerte et un téléphone est mis à notre disposition nous permettant ainsi d’appeler rapidement et gratuitement les personnes recherchées. Ce bureau est d’une grande utilité, il m’aura permis de trouver une colocation en moins de 4 jours. À vrai dire, si vous n’êtes pas trop difficile, vous pouvez trouver quelque chose en moins de 2 jours. Enfin, moi, je voulais être proche d’un métro (préférable pour l’hiver) et pas trop loin de mon Université et du centre-ville. Je garde un très bon souvenir de cette période. Le nombre important d’annonces vous permet de visiter beaucoup d’appartements et de découvrir les différents quartiers de la ville. Petite anecdote : tous les soirs après avoir passé une journée à rechercher un appartement, on se retrouvait tous les étudiants de l’Auberge de jeunesse, à discuter de nos premières impressions et de l’état de nos recherches.

J’ai quitté cette ambiance forte agréable pour emménager dès le samedi soir dans mon nouvel appartement en compagnie d’une Québécoise d’une cinquantaine d’années. En moins d’une semaine, j’ai trouvé un logement, pris mes repères dans cette nouvelle ville, et fait quelques connaissances très intéressantes. Le plus dur était fait, il ne me restait plus qu’à m’épanouir pleinement dans ce nouvel univers.


 

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  Vivre le changement - (Partie1)
  16 mars, 2009 à 10:16
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Que l’on parte étudier au bout du monde ou que l’on aille s’installer dans une ville voisine, on passe généralement d’un univers à l’autre. Cet univers se veut plus ou moins grand, en fonction du degré de changement (culture, climat, éloignement, langue...). Malgré tout, le processus est le même, il faut vivre le changement. Je vais m’attarder à travers quelques articles à vous faire part, à ma façon, des changements auxquels j’ai dû faire face. Certains sont faciles à assimiler, d’autres demandent une période d’adaptation plus longue, d’autres encore, sont plus anecdotiques voir amusants, mais utiles pour les futurs Montréalais. Chaque changement conduit à une réaction. Subjective par essence celle-ci ne peut être vécue de la même manière ou avec la même intensité par tout le monde. Derrière chaque changement et réaction se cache un ensemble de conseils qui peut être utile pour les nouveaux arrivants. Voyons aujourd’hui, les transports et le logement...

Comme la plupart des grandes villes, Montréal est extrêmement bien desservie en matière de transports. Bus et trains de banlieue viennent compléter le réseau métropolitain. En dehors de l’hiver (même si beaucoup roulent en hiver), le vélo est également très utilisé à Montréal. Des pistes cyclables ont été construites, il est donc très agréable de circuler à vélo dans Montréal, d’autant plus que les automobilistes québécois n’ont rien à voir avec les dégénérés que nous connaissons dans nos grandes villes françaises. Les routes sont larges, la signalisation est bonne, bref, tous les ingrédients sont réunis pour utiliser ce moyen de déplacement. Beaucoup de jeunes utilisent le vélo, notamment pour de courtes distances et, élément important, il est facile d’acheter de vieux vélos d’occasions pour moins de 50 dollars. L’hiver arrivant, il est toujours possible de le revendre, la demande est toujours présente. Petit bémol, il existe à Montréal, un trafic important de vélo, beaucoup de vols ont lieu. J’en ai fait l’amère expérience. Je vous conseille donc d’acheter un bon cadenas. Pour revenir aux transports en commun, je vous conseille, dès que vous en aurez l’opportunité, de prendre la carte mensuelle OPUS illimitée (bus et métro) pour les étudiants, qui coûte 36 dollars par mois (un simple ticket à l’unité coûte déjà plus de 2,50 dollars). Le métro montréalais ressemble énormément, pour ceux qui connaissent, au métro lyonnais. (Quatre ou cinq lignes, bref pas de quoi paniquer. Rien à voir avec le métro parisien ou new-yorkais.) Malgré le nombre de personnes qui vivent sur l’île de Montréal, le métro n’est que très rarement bondé, seulement aux heures de pointe. Une chose qui m’a frappé à mon arrivée, c’est qu’il y a très peu de bancs sur lesquels s’asseoir en attendant le métro. Il faut des fois faire plusieurs dizaines de mètres avant de trouver un banc. Je n’ai jamais compris pourquoi ils n’en mettaient pas plus, je vous laisserais le soin de le découvrir à ma place. Le métro ferme ses portes vers minuit trente et un peu plus tard le week-end. Le métro est extrêmement sûr, je n’ai pas eu connaissance dans mon entourage de problèmes liés à l’insécurité dans le métro. Petite précision pour les Français qui ont l’habitude de frauder : ici, c’est très mal vu et les amendes sont énormes.

Se déplacer dans Montréal est simple, trouver un logement également. On dit généralement qu’en moins d’une semaine, on trouve un appartement à Montréal. Je vous réponds que c’est vrai. Si vous avez peur de ne rien trouver, vous pouvez toujours vous inscrire dans les résidences étudiantes, mais tous ceux que je connais les ont quittées au bout de quelques mois, pour une colocation plus grande et beaucoup moins chère. Vous n’avez pas comme en France, toutes les démarches administratives à faire et les garanties financières à apporter. Il y a des annonces de colocation partout (banque de données de votre université, kijiji, craiglist, sur les panneaux à l’université...). Vous avez même souvent le luxe de visiter plusieurs colocations. Vous pouvez ainsi être assez exigeant. Personnellement, j’ai bien visité une demi-douzaine d’appartements avant de choisir le mien. Je vous conseille de choisir un appartement pas trop loin d’une station de métro ou d’un arrêt de bus, c’est préférable pour l’hiver. Beaucoup disent que cet élément est même plus important que le choix du quartier. Je me suis installé en colocation avec une Québécoise, à 3-4 minutes du métro, et 15-20 minutes à pied de mon université. J’ai une chambre avec télévision, lecteur dvd, table de bureau, clic-clac pour héberger des amis, frigo, micro-ondes, lit, rangements...bref plus que le minimum vital. Nous partageons la cuisine et la salle de bain et le reste des pièces de l’appartement (salon et terrasse). Mon loyer s’élève à 450 dollars (environ 300-350 euros) toutes charges comprises (électricité, eau, Internet, téléphone...). Il est possible de trouver moins cher, mais il est important de vérifier si les dépenses sont incluses, car avec l’hiver, le loyer n’est plus du tout le même (attention aux mauvaises surprises).

Voilà ce qu’il en est pour les transports et le logement à Montréal selon le regard d’un nouvel arrivant. Certes, ce n’est pas avec le transport et le logement que l’on peut se faire une idée de ce qu’est véritablement le changement. Celui-ci se trouve peut-être à l’intérieur de la culture québécoise...

 

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