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Les travaux de Stephen Michnick, biologiste, et de Bruce Murphy, vétérinaire, font partie des 10 découvertes scientifiques les plus importantes de l’année au Québec, selon le magazine Québec Science.
Et ce n’est pas tout, puisque la couverture du numéro de Québec Science contenant ce palmarès scientifique est consacrée aux trois astronomes québécois, dont René Doyon, du Département de physique, qui ont photographié pour la première fois un système extrasolaire.
Cela fait 16 ans que le magazine de vulgarisation scientifique effectue sa sélection des meilleures découvertes de l’année, en s’appuyant sur la rigueur scientifique mais également sur l’originalité et l’aspect utilitaire des travaux.
« S’il ressort une tendance dans la recherche scientifique, c’est son internationalisation, note Raymond Lemieux, rédacteur en chef de Québec Science. L’appartenance de nos chercheurs à des comités internationaux devient presque une norme. Ils ne sont pas du tout déconnectés».
M. Lemieux note aussi que s’il y a quelques années, les grandes problématiques de l’environnement accaparaient une grande part des travaux des scientifiques, le domaine de la santé semble avoir repris ses droits, un reflet assurément des investissements consentis dans ce secteur.
Les deux chercheurs de l’UdeM figurant au palmarès sont d’ailleurs liés au domaine de la santé. Le professeur de biochimie Stephen Michnick a rejoint le palmarès de Québec Science grâce au développement d’une nouvelle méthode d’observation des protéines dans les cellules. En fait, le professeur et son équipe peuvent désormais observer les interactions entre les protéines, à l’intérieur des cellules vivantes, sans devoir détruire ces dernières au préalable. Il va de soi que cette avancée permettra aussi de détecter les anomalies des protéines cellulaires.
L’autre chercheur remarqué par QS, est le professeur Bruce Murphy, une sommité en matière de santé reproductive animale. Le chercheur a découvert un gène susceptible de réguler et de bloquer l’ovulation. Ce gène, le Lrh 1 est essentiel à la régulation de l’ovulation.
Cette découverte ouvre évidemment des portes à la recherche sur la fertilité des femmes. Elle pourrait également conduire à bloquer l’ovulation de manière sélective. M. Murphy dirige le Centre de recherche en reproduction animale de la Faculté de médecine vétérinaire.
Paule des Rivières |